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Avec ses 6 113 sépultures de soldats tombés lors de la Première Guerre Mondiale, le cimetière militaire allemand de Carvin est la 5e plus grande nécropole de la Région Nord – Pas de Calais.

Il est entretenu par le Service Entretien des Sépultures Militaires Allemandes (SESMA), basé à Pérenchies, et qui est la représentation française du Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (VDK).


LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE 1914 – 1918


Pendant la Première Guerre mondiale, d'octobre 1914 à octobre 1918, Carvin se trouve en région occupée.

Située à l'arrière du front d'Artois, c'est une ville de garnison et de soutien à l'effort de guerre allemand où cohabitent civils et militaires. Les corps d'un peu plus de six mille soldats reposent dans un des plus grands cimetières allemands du Nord-Pas-de-Calais.

La commune reçut la croix de guerre 1914-1918 le 25 septembre 1920, en reconnaissance de toutes les souffrances endurées.


LA SECONDE GUERRE MONDIALE 1939 – 1945


Fin mai 1940, une bien triste période pour les Carvinois. Vingt-deux ans se sont à peine écoulés que la ville voit à nouveau ses quartiers envahis par la soldatesque teutonne. Les premiers éléments de la Wehrmacht ont investi la ville le 27 mai.

De nombreux habitants ont abandonné leur domicile. L’administration de la commune est totalement désorganisée. Aussitôt, les Allemands obligèrent Monsieur Simon Verrier, Directeur des Mines de Carvin, à former un Comité de Guerre chargé de l’administration de la commune.

En mai 1940, lors de l'invasion du Nord de la France, tout le secteur dont Carvin constitue la ville-centre est le théâtre d'une importante bataille de retardement qui permet au gros des troupes françaises et anglaises encerclées de gagner la poche de Dunkerque.

Dès que les alliés se furent dérobés, les troupes de la Wehrmacht se livrèrent à des représailles féroces sur les populations des cités minières de la fosse 4, tout comme à Courrières et Oignies.

À la suite de la grande grève des mineurs de mai et juin 1941 qui se répandit dans tout le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, de nombreux mineurs communistes pour la plupart furent arrêtés et fournirent un contingent important d'otages exécutés à Arras.

Pendant l'Occupation, l'Allemagne cherche à exploiter au mieux les ressources de l'exploitation minière, une tâche compliquée par la Résistance, dans une ville où la majorité des mineurs sont acquis depuis les années 1920 au Parti communiste.

Carvin est libéré le 2 septembre 1944.